La Cour suprême examine l'autorité présidentielle sur les agences indépendantes
La Cour suprême examine une affaire qui pourrait redéfinir le pouvoir du président de révoquer les membres des agences fédérales indépendantes, pouvant potentiellement renverser un précédent de longue date.
La Cour suprême doit entendre les arguments lundi concernant l'autorité du président Donald Trump à destituer des membres des agences fédérales indépendantes sans motif. Cette affaire remet en cause la décision de 1935 dans Humphrey's Executor c. États-Unis, qui limite la capacité du président à révoquer ces fonctionnaires.
L'équipe juridique de l'administration défend la révocation par Trump de Rebecca Slaughter, membre de la Federal Trade Commission (FTC), plaidant pour l'annulation de ce précédent vieux de près de 90 ans. La majorité conservatrice de la Cour a déjà manifesté son soutien à l'élargissement des pouvoirs présidentiels de révocation, comme en témoigne l'autorisation de la destitution de fonctionnaires d'agences telles que le National Labor Relations Board et le Merit Systems Protection Board lors de litiges juridiques en cours.
Le juge en chef John Roberts a rédigé depuis 2010 des opinions qui diminuent progressivement les contraintes législatives sur le pouvoir de révocation du président. En 2020, il a déclaré que « le pouvoir de révocation du président est la règle, non l'exception », confirmant la destitution par Trump du chef du Consumer Financial Protection Bureau, malgré des protections statutaires similaires à celles de Humphrey's Executor.
L'issue de cette affaire pourrait modifier significativement l'équilibre des pouvoirs entre la branche exécutive et les agences fédérales indépendantes, accordant potentiellement au président un contrôle accru sur des organismes de régulation traditionnellement protégés de l'influence politique.
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