Air Canada et le syndicat des agents de bord reprennent les négociations au milieu d'une grève en cours
Air Canada et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont repris les négociations pour tenter de résoudre la grève en cours qui affecte environ 130 000 passagers chaque jour durant la haute saison estivale.
Air Canada et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), représentant 10 000 agents de bord, ont repris les négociations tard lundi pour la première fois depuis le début de la grève ce week-end. Cette action syndicale perturbe les déplacements d'environ 130 000 passagers chaque jour pendant la haute saison estivale.
Le Conseil canadien des relations industrielles avait auparavant déclaré la grève illégale et émis un ordre de retour au travail. Malgré cela, le SCFP a poursuivi le débrayage, invoquant des préoccupations concernant le travail non rémunéré lors des tâches au sol et réclamant une compensation équitable. Le gouvernement fédéral enquête désormais sur ces questions salariales, la ministre de l’Emploi Patty Hajdu envisageant une éventuelle législation.
Air Canada a annulé plus de 2 500 vols, affectant environ 500 000 passagers. Certains voyageurs, comme Robert Brzymowski, résident de Montréal, ont subi d’importantes conséquences personnelles et financières en raison des retards prolongés.
Le conflit de travail fait suite à huit mois de négociations, le syndicat ayant rejeté la proposition de la compagnie aérienne d’une augmentation de 38 % de la rémunération sur quatre ans, invoquant des préoccupations liées à l’inflation. Le Premier ministre Mark Carney a exhorté les deux parties à parvenir rapidement à une résolution, soulignant l’impact étendu sur les Canadiens et les visiteurs.
Le PDG d’Air Canada, Mike Rousseau, a exprimé sa surprise et sa déception face à la poursuite de la grève, insistant sur les répercussions négatives pour les clients et l’image de la compagnie. Il a qualifié la grève d’illégale et a appelé le syndicat à respecter la loi.
La compagnie aérienne a retiré ses prévisions de bénéfices pour le troisième trimestre et pour l’année complète en raison des perturbations opérationnelles causées par la grève.
La sympathie du public semble partagée, les travailleurs en grève recevant le soutien d’autres groupes syndicaux, notamment le Congrès du travail du Canada et le syndicat des pilotes d’Air Canada. Pendant ce temps, les passagers bloqués manifestent une frustration croissante. Le gouvernement envisage des options juridiques et législatives mais reste prudent, le parlement étant en pause jusqu’à la mi-septembre.