ICE publie une note permettant la déportation de migrants vers des pays tiers sans garanties contre la torture
Juste les faits

ICE publie une note permettant la déportation de migrants vers des pays tiers sans garanties contre la torture

Résumé

Une nouvelle note de l'Immigration and Customs Enforcement autorise la déportation de certains migrants vers des pays tiers sans garanties contre la persécution ou la torture, même avec un préavis limité, selon des documents judiciaires et des responsables.

L'Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis a mis en place une politique permettant la déportation de certains migrants vers des pays avec lesquels ils n'ont aucun lien préalable, parfois avec un préavis aussi court que six heures et sans assurances du pays de destination que les individus ne seront pas victimes de persécution ou de torture. La directive, publiée le 9 juillet par le directeur par intérim de l'ICE, Todd Lyons, et effective immédiatement, décrit les procédures pour le renvoi de personnes vers des pays tiers, y compris dans des situations où les États-Unis ne disposent pas d'assurances diplomatiques concernant leur sécurité.

Selon la note, si des assurances diplomatiques crédibles sont reçues du pays de destination, la déportation peut se poursuivre sans procédures supplémentaires. Dans les cas où de telles assurances font défaut, les agents de l'ICE doivent fournir un avis de renvoi dans une langue comprise par le migrant et attendre au moins 24 heures avant la déportation. Cependant, dans des "circonstances urgentes", le renvoi peut avoir lieu après seulement six heures, à condition que la personne ait une opportunité raisonnable de contacter un avocat.

La politique concerne les migrants ayant des ordres de renvoi définitifs qui courent des risques s'ils sont renvoyés dans leur pays d'origine, ainsi que ceux provenant de pays avec lesquels les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques, comme Cuba. Les agents de l'ICE sont instruits de ne pas interroger les migrants sur leur peur d'être déportés vers un pays tiers, mais les migrants exprimant de telles craintes seront orientés vers un examen de protection dans les 24 heures. Cela peut entraîner des procédures d'immigration supplémentaires ou des tentatives de déportation vers un autre pays.

Trina Realmuto, directrice exécutive de la National Immigration Litigation Alliance, a critiqué la politique, affirmant qu'elle "ignore manifestement les exigences imposées par la loi, les règlements et la Constitution." Elle a soutenu que le processus est inadéquat, offrant un préavis aussi court que six heures, ce qui, selon elle, est insuffisant pour que les migrants évaluent leur risque ou cherchent un conseil juridique.

Le Département de la Sécurité intérieure a défendu les accords, l'assistante secrétaire Tricia McLaughlin déclarant : "Il est extrêmement important de s'assurer que nous expulsions ces criminels illégaux parmi les pires de notre pays," et que les accords "garantissent le respect de la procédure régulière conformément à la Constitution des États-Unis."

Cette note fait suite à une récente décision de la Cour suprême autorisant l'administration à déporter des migrants vers des pays avec lesquels ils n'ont aucun lien préalable, annulant une ordonnance d'une juridiction inférieure qui exigeait une opportunité significative pour les migrants de contester la déportation sur la base d'un risque potentiel.

Source

NBC News

Vérification des faits

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U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) has implemented a policy permitting the deportation of certain migrants to countries where they have no prior connections, sometimes with as little as six hours' notice and without assurances from the destination country that individuals will not face persecution or torture.

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The guidance, issued July 9 by acting ICE Director Todd Lyons and effective immediately, outlines procedures for removing people to third countries, including in situations where the United States lacks diplomatic assurances regarding their safety.

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According to the memo, if credible diplomatic assurances are received from the destination country, deportation may proceed without additional procedures.

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In cases without such assurances, ICE officers must provide a notice of removal in a language the migrant understands and wait at least 24 hours before deportation.

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However, in 'exigent circumstances,' removal can occur after just six hours, provided the individual has a reasonable opportunity to contact an attorney.

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The policy affects migrants with final removal orders who face risks if returned to their home countries, as well as those from nations where the U.S. lacks diplomatic relations, such as Cuba.

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ICE officers are instructed not to ask migrants if they fear deportation to a third country, but migrants who express such fears will be referred for protection screening within 24 hours.

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Confirmed

The memo follows a recent Supreme Court decision allowing the administration to deport migrants to countries with which they have no previous connection, overriding a lower court's order that required a meaningful opportunity for migrants to contest deportation on the grounds of potential harm.

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