La Lettonie lance une étude approfondie sur le développement de l'énergie nucléaire
Le ministère letton du Climat et de l'Énergie a commandé une étude de 1,425 million d'euros pour évaluer la faisabilité du développement de l'énergie nucléaire, en se concentrant sur les petits réacteurs modulaires.
Le ministère letton du Climat et de l'Énergie (KEM) a annoncé son intention de commander une évaluation complète des opportunités de développement de l'énergie nucléaire en Lettonie, avec un budget de 1,425 million d'euros. L'étude vise à fournir une analyse basée sur des données afin d'éclairer les décisions politiques concernant la possible mise en œuvre de la technologie des petits réacteurs modulaires (PRM) dans le pays.
Le prestataire sélectionné évaluera la faisabilité de l'introduction de l'énergie nucléaire par PRM, en tenant compte des aspects techniques, juridiques, environnementaux, sociétaux, financiers et économiques. De plus, l'étude examinera le cadre réglementaire existant et proposera les amendements nécessaires pour l'aligner sur les normes internationales en matière d'énergie nucléaire.
Les domaines clés d'attention incluent la protection contre les radiations, la sécurité des installations nucléaires, la préparation aux situations d'urgence, le transport du combustible nucléaire, la gestion du combustible usé, le démantèlement, la responsabilité nucléaire et la protection de l'environnement. L'étude évaluera également les sites potentiels pour une centrale nucléaire, le développement du réseau électrique, la disponibilité des ressources humaines et la gestion des déchets radioactifs.
Le contrat est prévu pour une durée d'un an, avec des livrables programmés à différents intervalles. Dans le mois suivant la signature, un plan de travail détaillé est attendu ; dans les trois mois, une évaluation de la situation actuelle et du cadre réglementaire ; dans les huit mois, une évaluation technique de la technologie PRM ; dans les dix mois, une évaluation économique incluant une analyse coûts-avantages ; et à la fin du contrat, un rapport final complet consolidant toutes les conclusions et propositions.
Cette initiative fait suite à la directive gouvernementale de mai 2025 demandant au KEM de commencer les préparatifs pour un programme d'énergie nucléaire et d'explorer la coopération avec l'Estonie pour la construction et l'exploitation d'une centrale nucléaire. En novembre 2025, le KEM a engagé des discussions avec le ministère estonien du Climat pour aborder les activités nucléaires prévues par l'Estonie, y compris les préparatifs réglementaires.
L'Estonie a lancé des études pour évaluer les aspects de mise en œuvre de l'énergie nucléaire conformément aux directives de l'Agence internationale de l'énergie atomique, couvrant la sécurité radiologique, la sûreté nucléaire, la préparation aux situations d'urgence et les cadres juridiques. En juillet 2025, l'Estonie a informé la Lettonie de l'élaboration d'un plan spatial spécial national et d'une évaluation stratégique des impacts environnementaux pour la sélection d'un site destiné à une centrale nucléaire de 600 mégawatts, avec une sélection du site et des études environnementales préliminaires prévues pour 2026 et des évaluations détaillées d'ici 2029.
La Lettonie prévoit de participer aux consultations transfrontalières sur le plan estonien et a lancé ses propres recherches pour évaluer les aspects juridiques, techniques et économiques des technologies PRM appropriées, y compris les amendements législatifs nécessaires, les emplacements adéquats et les analyses coûts-avantages.
Les calculs préliminaires indiquent qu'une centrale nucléaire basée sur des PRM pourrait être compétitive en termes de prix de l'électricité par rapport à d'autres technologies. Cependant, des facteurs tels que la diversification de la production, la maturité technologique, la disponibilité des ressources et le développement de la capacité de production présentent des forces et des faiblesses variables selon la technologie. Une considération majeure pour la Lettonie est la gestion des déchets radioactifs de haute activité et du combustible nucléaire usé, car aucune étude sur l'établissement d'un dépôt géologique n'a encore été réalisée. Si une centrale nucléaire est construite, les installations de stockage des déchets radioactifs de faible et moyenne activité devront également être évaluées et potentiellement mises en place.
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