L'Iran Confronté à des Manifestations Généralisées au Milieu d'une Crise Économique et d'une Répression Gouvernementale
Des manifestations à l'échelle nationale en Iran, déclenchées par des difficultés économiques, ont dégénéré en protestations anti-gouvernementales majeures, entraînant une répression sévère de la part des autorités.
L'Iran connaît sa plus importante vague de manifestations depuis 2022, avec des rassemblements qui entrent dans leur treizième jour consécutif. Le mouvement a débuté dans le Grand Bazar de Téhéran le 28 décembre 2025, lorsque des commerçants ont protesté contre la chute vertigineuse de la valeur du rial et l'inflation galopante. Ces griefs économiques se sont depuis transformés en manifestations anti-gouvernementales généralisées dans plus de 100 villes.
Le gouvernement iranien a répondu par une répression musclée. Les forces de sécurité, y compris le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), ont utilisé des gaz lacrymogènes, des matraques et des munitions réelles contre des manifestants majoritairement pacifiques. Selon les rapports, au moins 62 personnes ont été tuées et plus de 2 300 arrêtées depuis le début des manifestations. Amnesty International et Human Rights Watch ont condamné l'usage de la force létale et les arrestations arbitraires massives par les autorités.
Dans le but de réprimer les manifestations, les autorités ont imposé des coupures nationales d'internet et de téléphonie, ciblant particulièrement les zones où les protestations sont actives. Cette tactique vise à perturber la communication entre manifestants et à limiter la prise de conscience internationale de la situation.
Les manifestations ont également vu l'émergence du prince héritier exilé Reza Pahlavi comme figure de proue. Malgré sa longue absence d'Iran, Pahlavi a appelé à des manifestations massives et prôné un changement politique, trouvant un écho auprès de certains segments de la population désabusés par la répression continue et les difficultés économiques.
Sur le plan international, l'ancien président américain Donald Trump a averti Téhéran de graves conséquences si les manifestants étaient blessés, déclarant : « Je leur ai fait savoir que s'ils commencent à tuer des gens, ce qu'ils ont tendance à faire lors de leurs émeutes... nous allons leur infliger un coup très dur. » En réponse, le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a accusé les manifestants de détruire des biens publics pour faire plaisir à Trump et a annoncé une répression imminente.
Alors que la situation évolue, la réponse du gouvernement iranien et la résilience des manifestants continuent d'attirer l'attention internationale, avec une inquiétude croissante quant à une possible escalade de la violence et aux implications plus larges pour la région.
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