Des scientifiques découvrent un vaste aquifère d'eau douce sous-marin au large de la côte nord-est des États-Unis
Une équipe internationale de recherche a identifié un immense aquifère d'eau douce sous le plateau continental du Nord-Atlantique, offrant potentiellement une nouvelle ressource face aux préoccupations mondiales liées à la rareté de l'eau.
Une expédition de recherche internationale a découvert un aquifère d'eau douce important sous le plateau continental du Nord-Atlantique, s'étendant du New Jersey au Maine. Cette découverte a été réalisée par l'Expédition 501, une collaboration de 25 millions de dollars impliquant plus d'une douzaine de pays, soutenue par la National Science Foundation des États-Unis et le Consortium européen pour le forage océanique.
L'équipe a foré à 20 à 30 miles au large de la côte nord-est des États-Unis, extrayant des milliers d'échantillons d'eau à des profondeurs atteignant près de 400 mètres sous le fond marin. Les analyses initiales ont révélé des niveaux de salinité aussi bas que 1 partie pour mille, indiquant la présence d'eau douce ou quasi douce.
Brandon Dugan, co-responsable scientifique de l'expédition et géophysicien à la Colorado School of Mines, a souligné l'importance de cette découverte en déclarant :
« Nous devons explorer toutes les possibilités pour trouver plus d'eau pour la société. »
Cette découverte intervient à un moment critique, alors que les Nations Unies prévoient que la demande mondiale en eau douce dépassera l'offre de 40 % d'ici cinq ans. Des facteurs tels que le changement climatique et l'augmentation de la consommation industrielle d'eau, notamment par les centres de données, aggravent la situation.
Bien que le potentiel de cet aquifère sous-marin soit considérable, des défis subsistent concernant les méthodes d'extraction, l'impact environnemental et la propriété légale. Des analyses supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l'âge, l'origine et l'aptitude de cette eau à la consommation humaine. Les scientifiques avertissent qu'il pourrait falloir des années pour évaluer la faisabilité de l'exploitation de cette ressource.