Le gouvernement syrien et les forces kurdes prolongent le cessez-le-feu dans le cadre des négociations d’intégration
Le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes ont prolongé leur cessez-le-feu de 15 jours afin de faciliter l’intégration des combattants des FDS dans l’armée nationale et le transfert des détenus de l’État islamique vers l’Irak.
Le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes ont convenu de prolonger leur cessez-le-feu de 15 jours, dans le but de faciliter l’intégration des combattants des FDS dans l’armée nationale et le transfert des détenus de l’État islamique (EI) vers l’Irak. Cette prolongation fait suite à une trêve précédente de quatre jours qui a expiré le 24 janvier 2026.
Le cessez-le-feu s’inscrit dans le cadre d’une opération menée par les États-Unis visant à reloger les détenus de l’EI du nord-est de la Syrie vers des centres de détention en Irak. Les FDS ont confirmé leur engagement envers le cessez-le-feu et ont appelé à des efforts internationaux pour empêcher toute escalade supplémentaire. Cependant, elles ont signalé des signes de renforcement des troupes gouvernementales et des mouvements logistiques qui suggèrent un risque de reprise des hostilités.
Selon les termes de l’accord, les FDS doivent fusionner leurs membres dans l’armée et les forces de police syriennes. Cela fait suite à des négociations de fusion antérieures, au point mort, qui avaient ravivé les hostilités. En attendant, le gouvernement syrien a repris le contrôle de territoires importants auparavant détenus par les FDS et a pris le contrôle de deux prisons de l’EI, dont la prison d’al-Aqtan près de Raqqa, où 126 mineurs ont été libérés et rendus à leurs familles. La majorité des détenus de l’EI — environ 9 000 — restent dans des établissements gérés par les FDS, bien que les États-Unis aient commencé à transférer des milliers d’entre eux vers l’Irak, avec 150 déjà relogés plus tôt cette semaine.
La situation demeure tendue, les deux camps se préparant à la possibilité d’un renouvellement du conflit si les efforts d’intégration échouent. Les FDS renforcent leurs forces dans les zones à majorité kurde et ont appelé à une mobilisation générale parmi les habitants, distribuant des armes à ceux prêts à prendre les armes. Pendant ce temps, les soldats et les chars du gouvernement syrien se déplacent vers les lignes de front, visant à ramener le nord-est sous le contrôle de Damas.
La communauté internationale continue de surveiller la situation de près, craignant un déplacement supplémentaire des civils et une résurgence de l’EI au milieu de la lutte de pouvoir en cours dans la région.
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