La Fondation Rockefeller et la Banque mondiale investissent dans l’agriculture solaire à travers l’Afrique
La Fondation Rockefeller et la Banque mondiale investissent dans des solutions agricoles alimentées à l’énergie solaire pour améliorer la productivité et réduire les pertes après récolte dans six pays africains.
La Fondation Rockefeller et la Banque mondiale ont annoncé un investissement important pour mettre en œuvre des solutions agricoles alimentées à l’énergie solaire dans six pays africains : Kenya, Nigeria, Éthiopie, Sierra Leone, Ouganda et République démocratique du Congo. Cette initiative vise à améliorer la productivité agricole et à réduire les pertes après récolte en fournissant une énergie solaire propre et fiable dans des régions où l’accès à l’électricité est limité ou inexistant.
Le programme financera des organisations à but non lucratif pour fournir aux agriculteurs des équipements fonctionnant à l’énergie solaire, notamment des pompes à eau pour l’irrigation, des moulins à grains pour le traitement des récoltes et des unités de réfrigération pour la conservation des aliments. Ces technologies sont particulièrement essentielles dans les zones rurales et hors réseau, où les agriculteurs dépendent souvent de sources d’énergie coûteuses et peu fiables. Le projet est géré par Clasp, une organisation à but non lucratif basée à Washington, spécialisée dans l’efficacité énergétique et l’accès à l’énergie, qui supervise la distribution et l’installation des systèmes solaires dans les pays sélectionnés.
Lors d’une visite dans une installation agricole alimentée à l’énergie solaire à Nairobi, le président de la Fondation Rockefeller, Rajiv Shah, a souligné le potentiel d’expansion du programme. Il a noté que bien que le financement actuel soit important, la structure du programme permet une montée en puissance pays par pays à mesure que des soutiens financiers supplémentaires deviennent disponibles. Cette initiative fait partie de Mission 300, un programme plus large dirigé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, visant à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030.
L’agriculture est un secteur crucial en Afrique, employant plus de la moitié de la main-d’œuvre du continent. Cependant, de nombreux agriculteurs font face à des défis importants, notamment des pertes après récolte élevées, avec jusqu’à 40 % des récoltes gaspillées en raison de stockages inadéquats, du manque de réfrigération et d’installations de transformation limitées. Les chambres froides et unités de réfrigération alimentées à l’énergie solaire peuvent aider les agriculteurs à conserver leurs produits plus longtemps, leur permettant de vendre leurs marchandises à de meilleurs prix plutôt que de se précipiter vers le marché pour éviter la détérioration.
L’adoption de l’énergie solaire offre également des avantages environnementaux et financiers en réduisant la dépendance aux groupes électrogènes diesel, coûteux à exploiter et nuisibles pour l’environnement. En passant à l’énergie solaire, les agriculteurs peuvent diminuer leurs dépenses énergétiques quotidiennes et réduire les émissions de carbone. À terme, cette approche devrait contribuer à une plus grande stabilité des prix alimentaires, à une augmentation des revenus ruraux et à un renforcement de la sécurité alimentaire dans la région. Cet investissement reflète un effort croissant pour moderniser l’agriculture africaine tout en répondant simultanément aux défis du changement climatique et de l’accès à l’énergie.
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