Les États-Unis font pression sur Israël pour permettre le passage sécurisé des membres du Hamas à Rafah
Juste les faits

Les États-Unis font pression sur Israël pour permettre le passage sécurisé des membres du Hamas à Rafah

Résumé

Les États-Unis exhortent Israël à autoriser le passage sécurisé des membres du Hamas à Rafah dans le cadre d'une initiative plus large de désarmement, mais Israël exprime des inquiétudes quant aux risques potentiels pour la sécurité.

Les États-Unis ont exhorté Israël à permettre le passage sécurisé de 100 à 200 membres du Hamas actuellement dans un réseau de tunnels du côté israélien de la Ligne Jaune à Rafah, dans le sud de Gaza. Cette initiative est considérée par Washington comme un programme pilote pour un plan plus large de désarmement et d'amnistie des combattants du Hamas, en accord avec le plan en 20 points du président Donald Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza. Selon la proposition, les combattants remettraient leurs armes aux responsables du Centre de Coordination Civilo-Militaire dirigé par les États-Unis à Kiryat Gat et se verraient accorder soit un passage sécurisé vers un pays tiers, soit la permission de se retirer vers des zones contrôlées par le Hamas à l'ouest de la Ligne Jaune. Les États-Unis ont mené des discussions intensives avec Israël et la Turquie à propos de cette initiative. Bien qu'Israël n'ait pas rejeté catégoriquement la proposition, il a résisté à l'idée de laisser tous les membres partir libres, invoquant des préoccupations selon lesquelles certains étaient responsables d'attaques contre des Israéliens et pourraient devoir être placés en garde à vue par l'armée israélienne s'ils ne souhaitaient pas être tués. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait accepté verbalement ce cadre lors de sa première présentation à la Maison Blanche en septembre. Cependant, l'accord du 9 octobre entre Israël et le Hamas s'est concentré uniquement sur le cessez-le-feu initial, le retrait de l'armée israélienne, l'échange d'otages et de prisonniers, ainsi que l'aide humanitaire, laissant la question du passage sécurisé non résolue. Publiquement, Netanyahu a adopté une position plus ferme, son bureau ayant publié la semaine dernière une déclaration affirmant qu'Israël n'accorderait pas de passage sécurisé aux combattants du Hamas retranchés. Un responsable américain a indiqué que des médiateurs égyptiens et qataris avaient informé le Hamas le 28 octobre que le groupe disposait de 24 heures pour évacuer ses combattants du côté israélien de la Ligne Jaune, sous peine d'être exposé au feu israélien. Toutefois, il n'était pas clair si Israël approuvait cet ultimatum et serait prêt à accorder un passage sécurisé aux combattants du Hamas sortant du réseau de tunnels de Rafah avant l'expiration du délai. Finalement, l'ultimatum n'a pas fonctionné, aucun combattant ne l'ayant respecté, et les discussions pour assurer leur passage sécurisé afin d'éviter un affrontement risquant de compromettre le cessez-le-feu ont duré. Plus tôt cette semaine, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a recommandé aux responsables politiques qu'Israël conditionne le passage sécurisé des membres du Hamas de Rafah vers les zones contrôlées par le Hamas dans la bande de Gaza au retour de l'otage de longue date tué, le lieutenant Hadar Goldin. Certains responsables israéliens de la défense ont affirmé mercredi soir que le corps de Goldin, tué et enlevé par le Hamas lors de la guerre de Gaza en 2014, était retenu dans le réseau de tunnels à Rafah où les membres du Hamas seraient retranchés. Selon ces responsables, l'armée israélienne avait évité de frapper le tunnel par crainte que les restes de Goldin ne soient perdus. Cependant, l'armée a ensuite nié détenir des informations indiquant que les restes de Goldin étaient retenus sur place, qualifiant les rapports antérieurs de « fausses affirmations qui nuisent à la famille ». L'armée a ajouté que certains des combattants piégés pourraient connaître l'emplacement du corps, qui pourrait se trouver ailleurs dans le sud de Rafah.

Vérification des faits

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Partly Confirmed

The United States has urged Israel to allow safe passage for 100 to 200 Hamas operatives currently in a tunnel network on the Israeli-controlled side of the Yellow Line in Rafah, southern Gaza.

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Unverified

This initiative is viewed by Washington as a pilot program for a broader decommissioning and amnesty plan for Hamas fighters, aligning with President Donald Trump's 20-point plan to end the Gaza conflict.

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Unverified

Under the proposal, fighters would surrender their weapons to officials from the US-led Civil-Military Coordination Center in Kiryat Gat and either be granted safe passage to a third country or be allowed to retreat to Hamas-controlled areas west of the Yellow Line.

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Unverified

The US has been in intensive discussions with Israel and Turkey on this initiative.

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Partly Confirmed

While Israel has not outright rejected the proposal, it has resisted allowing all operatives to go free, citing concerns that some were responsible for attacks on Israelis and may need to be taken into IDF custody if they didn't want to be killed.

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Unverified

Prime Minister Benjamin Netanyahu had verbally accepted this framework when it was first unveiled at the White House in September.

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Unverified

However, the October 9 agreement between Israel and Hamas focused solely on the initial ceasefire, IDF pullback, hostage-prisoner swap, and humanitarian aid, leaving the question of safe passage unresolved.

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Confirmed

Publicly, Netanyahu has taken a harder line, with his office issuing a statement last week asserting that Israel will not grant safe passage to the holed-up Hamas fighters.

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