Les Forces de Soutien Rapide du Soudan arrêtent des combattants suite aux allégations d'atrocités à El Fasher
Juste les faits

Les Forces de Soutien Rapide du Soudan arrêtent des combattants suite aux allégations d'atrocités à El Fasher

Résumé

Les Forces de Soutien Rapide (RSF) au Soudan ont arrêté plusieurs combattants après l'indignation internationale concernant des atrocités présumées à El Fasher, bien que le scepticisme demeure quant à l'engagement du groupe envers la responsabilité.

Les Forces paramilitaires de Soutien Rapide (RSF) du Soudan ont annoncé l'arrestation de plusieurs combattants en réponse à la condamnation internationale concernant des atrocités présumées commises à El Fasher. Cette démarche a été accueillie avec scepticisme par les défenseurs des droits de l'homme et les habitants locaux, qui y voient une tentative de détourner la critique sans aborder les problèmes plus larges.

Le centre de l'indignation se concentre sur un commandant connu sous le nom d'Abu Lulu, qui est apparu dans des vidéos montrant l'exécution d'individus en tenue civile après la prise de contrôle d'El Fasher par les RSF. Les médias des RSF ont diffusé des images d'Abu Lulu arrêté et conduit vers une cellule de prison. Cependant, Mohamed Suliman, chercheur soudanais basé à Boston, a exprimé des doutes sur la sincérité de cette action, déclarant : « La détention d'Abu Lulu semble être un coup de communication pour détourner la colère mondiale et détourner l'attention de la responsabilité de la milice dans ce massacre. » Il a noté que de nombreux Soudanais ont lancé un hashtag, « Vous êtes tous Abu Lulu », impliquant que toute la milice partage la culpabilité.

À la suite de ces événements, des images ont circulé sur les réseaux sociaux montrant divers dirigeants des RSF, y compris le chef Mohamed Hamdan Dagalo, connu sous le nom de Hemedti, avec le nom Abu Lulu inscrit sous leurs visages. Hala al-Karib, une militante soudanaise spécialisée dans la violence contre les femmes, a critiqué la focalisation sur un seul individu, qualifiant cela de « blague douloureuse » destinée à détourner l'attention de l'ampleur de la violence infligée par les forces des RSF à El Fasher et dans d'autres régions.

Les origines des RSF remontent aux milices Janjaweed, impliquées dans des massacres au Darfour dans les années 2000. Le conflit actuel entre les RSF et l'armée soudanaise a débuté en avril 2023, suite à une lutte de pouvoir entre les deux forces, et s'est depuis étendu à travers le pays.

Le bureau des droits de l'homme des Nations Unies a rapporté que des centaines de civils et de combattants non armés pourraient avoir été tués en tentant de fuir El Fasher. Seif Magango, porte-parole du bureau des droits de l'homme de l'ONU, a déclaré que des témoins ont confirmé que le personnel des RSF sélectionnait des femmes et des filles pour les violer sous la menace d'armes, forçant les autres déplacés — environ 100 familles — à partir sous les tirs et l'intimidation des résidents âgés.

L'inquiétude grandit quant au sort de dizaines de milliers de personnes après que Médecins Sans Frontières (MSF) a tiré la sonnette d'alarme sur le fait que seuls quelques milliers sont arrivés au camp de déplacés de Tawila, à l'ouest d'El Fasher, une destination clé pour les déplacés dans la région. MSF a rapporté que 75 % des 165 enfants de moins de cinq ans examinés venant d'El Fasher souffraient de malnutrition aiguë. Giulia Chiopris, pédiatre de MSF à Tawila, a décrit les conditions désastreuses, notant que les enfants sont victimes de tortures, de tirs sur la route, et ont été contraints à El Fasher de manger de la nourriture pour animaux, ce qui a entraîné de graves problèmes abdominaux.

Un militant ayant fui vers Tawila après l'attaque des RSF sur le camp de déplacés de Zamzam en avril a raconté que ceux qui sont arrivés ont dû marcher au moins deux jours. Il a rapporté que de nombreux hommes ont été tués, certaines femmes torturées, et que tout le monde est malade ou blessé.

Vérification des faits

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Sudan's paramilitary Rapid Support Forces (RSF) have announced the arrest of several fighters in response to international condemnation over alleged atrocities committed in El Fasher.

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The focus of the outrage centers on a commander known as Abu Lulu, who appeared in videos depicting the execution of individuals in civilian clothing following the RSF's takeover of El Fasher.

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RSF media outlets have shown Abu Lulu under arrest and being led to a jail cell.

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Mohamed Suliman, a Sudanese researcher based in Boston, expressed doubts about the sincerity of this action, stating, 'The detention of Abu Lulu appears to be a PR stunt to deflect global anger and shift attention away from the militia's responsibility for this massacre.'

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In the wake of these events, images have circulated on social media depicting various RSF leaders, including the chief Mohamed Hamdan Dagalo, known as Hemedti, with the name Abu Lulu inscribed beneath their faces.

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The RSF's origins trace back to the Janjaweed militias, which were implicated in massacres in Darfur during the 2000s.

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The current conflict between the RSF and the Sudanese army began in April 2023, following a power struggle between the two forces, and has since spread across the country.

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The United Nations human rights office has reported that hundreds of civilians and unarmed fighters may have been killed while attempting to flee El Fasher.

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