Combattants des FSR arrêtés suite à des rapports d'atrocités à El-Fasher
Juste les faits

Combattants des FSR arrêtés suite à des rapports d'atrocités à El-Fasher

Résumé

Les Forces de soutien rapide du Soudan ont détenu plusieurs combattants après la diffusion de vidéos montrant des exécutions de masse à El-Fasher, dans le Darfour-Nord.

Les Forces de soutien rapide (FSR) paramilitaires du Soudan ont arrêté plusieurs de leurs combattants après la diffusion de vidéos montrant des exécutions de masse et d'autres atrocités à El-Fasher, dans le Darfour-Nord.

L'un des détenus serait un homme connu sous le nom d'« Abu Lulu », qui apparaît dans plusieurs vidéos circulant en ligne. Il a été filmé en train d'exécuter des personnes non armées.

Les FSR ont publié une vidéo semblant montrer Abu Lulu derrière les barreaux dans ce que le groupe affirme être une prison du Darfour-Nord.

Le Centre pour la Résilience de l'Information, une ONG qui dénonce les violations des droits humains, a annoncé avoir identifié six combattants différents des FSR à partir des vidéos disponibles, dont Abu Lulu. Le CIR a indiqué avoir analysé les images provenant d'El-Fasher et confirmé que « des massacres de masse ont lieu ».

Lors d'un briefing au Conseil de sécurité des Nations unies, le chef humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher, a déclaré qu'il existait « des rapports crédibles d'exécutions généralisées » après l'entrée des FSR à El-Fasher.

El-Fasher, la capitale de l'État du Darfour-Nord, était le dernier bastion de l'armée soudanaise au Darfour dans le cadre d'une guerre avec les FSR depuis avril 2023, qui a provoqué l'une des plus grandes crises humanitaires mondiales. Après un siège de 18 mois marqué par une famine massive et de lourds bombardements, la ville est tombée aux mains des FSR.

Peu après, des rapports et des vidéos d'atrocités ont commencé à circuler, les combattants des FSR étant accusés de massacrer les personnes qu'ils rencontraient. El-Fasher est coupée de toutes communications depuis sa capture, mais des survivants ayant réussi à atteindre la ville voisine de Tawila ont parlé de tueries de masse, d'enfants abattus devant leurs parents, ainsi que de civils battus et dépouillés alors qu'ils fuyaient.

Source

DW

Vérification des faits

Vérifiez les faits de l'article en utilisant des sources et des bases de données externes.

✓
Confirmed

El-Fasher, the capital of North Darfur State, was the Sudanese army's last stronghold in Darfur amid a war with the RSF since April 2023, which has caused one of the biggest humanitarian crises worldwide.

✓
Confirmed

Following an 18-month siege marked by mass starvation and heavy bombardment, it fell to the RSF.

✓
Confirmed

Shortly after, reports and videos of atrocities began circulating, with RSF fighters accused of massacring people they came upon.

✓
Confirmed

El-Fasher has been cut off from all communications since its capture, but survivors who managed to reach the nearby town of Tawila spoke of mass killings, children shot before their parents, and civilians beaten and robbed as they fled.

✓
Confirmed

In a briefing to the United Nations Security Council, UN humanitarian chief Tom Fletcher said there were 'credible reports of widespread executions' after the RSF entered El-Fasher.

✓
Confirmed

The Centre for Information Resilience, an NGO that exposes human rights violations, announced that it has identified six different RSF fighters from the available video material, including Abu Lulu.

✓
Confirmed

The CIR reported that it had analyzed footage emerging from El-Fasher and confirmed that 'mass killings are taking place.'

✓
Confirmed

Sudan's paramilitary Rapid Support Forces (RSF) have detained several of their fighters after videos emerged showing mass executions and other atrocities in El-Fasher, North Darfur.

Continuez à lire — gratuitement

Créez un compte gratuit pour suivre l'actualité. Aucune carte requise.