Netanyahu obtient des modifications clés au plan américain de retrait de Gaza
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a obtenu des amendements importants à la proposition américaine visant à mettre fin au conflit à Gaza, incluant des retraits progressifs des forces de défense israéliennes et des conditions spécifiques de désarmement pour le Hamas.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réussi à négocier des révisions substantielles du plan des États-Unis visant à conclure le conflit à Gaza. La proposition mise à jour prévoit désormais un retrait progressif des Forces de défense israéliennes (FDI) conditionné à des étapes spécifiques, et inclut des dispositions détaillées pour le désarmement du Hamas.
À la suite de discussions avec des responsables américains, le plan révisé précise que les forces israéliennes se retireront jusqu’à des lignes prédéterminées, telles qu’illustrées dans une carte nouvellement incluse. Cette carte délimite trois phases de retraits des FDI, permettant aux troupes israéliennes de rester dans des portions importantes de la bande de Gaza jusqu’à ce qu’une Force internationale de stabilisation (FIS) composée de pays arabes et musulmans soit prête à déployer et superviser le désarmement du Hamas. Même après la deuxième phase de retrait, les FDI maintiendront une présence dans plus d’un tiers de la bande, avec une zone tampon sécuritaire établie sur tout le périmètre afin de prévenir de futures attaques.
Sur le volet du désarmement, le plan amendé exige que les membres du Hamas cherchant l’amnistie déposent leurs armes. Il précise en outre que toutes les infrastructures militaires et offensives, y compris les tunnels et les installations de production d’armes, seront détruites et ne seront pas reconstruites. Un processus de démilitarisation supervisé sera mis en œuvre, impliquant des observateurs indépendants ainsi qu’un programme internationalement financé de rachat et de réintégration.
Netanyahu a exprimé sa satisfaction quant aux termes révisés, affirmant que le monde, y compris les nations arabes et musulmanes, exerce désormais une pression sur le Hamas pour qu’il accepte les conditions formulées avec les États-Unis afin d’assurer le retour de tous les otages tandis que les FDI maintiennent une présence dans la majeure partie de la bande.
Un diplomate arabe impliqué dans la médiation a noté que, bien que les dirigeants arabes et musulmans aient dialogué avec le président américain Donald Trump, les discussions ultérieures de Netanyahu ont conduit à des changements supplémentaires favorables à Israël. Le diplomate a indiqué qu’il serait difficile pour le Hamas d’accepter la proposition américaine actuelle, car elle exige que le groupe libère tous les otages dans les 72 premières heures tout en n’obtenant qu’un retrait initial partiel des troupes israéliennes. Le Hamas devrait prendre plusieurs jours pour répondre et pourrait proposer ses propres amendements, bien que l’envoyé américain Steve Witkoff ait précédemment insisté pour que ses propositions soient acceptées sans modifications.
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The Times of IsraelVérification des faits
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