Le président Trump établit un lien entre le Tylenol, les vaccins et l'autisme, suscitant la réprobation de la communauté médicale
Le président Donald Trump a suggéré des liens non prouvés entre le Tylenol, les vaccins et l'autisme, provoquant une critique rapide de la part des experts médicaux.
Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche le 22 septembre 2025, le président Donald Trump a suggéré que l'utilisation de Tylenol (acétaminophène) pendant la grossesse et l'administration de vaccins pourraient être liés à l'autisme. Il a conseillé aux femmes enceintes d'éviter le Tylenol et proposé de modifier les calendriers de vaccination standards, malgré l'absence de preuves médicales à l'appui.
Les experts médicaux ont rapidement critiqué ces affirmations. Le Collège américain des obstétriciens et gynécologues a qualifié ces déclarations d'« irresponsables », soulignant l'absence de preuves crédibles reliant le Tylenol ou les vaccins à l'autisme. Le fabricant de Tylenol, Kenvue, a également réfuté ce lien allégué, avertissant que l'évitement de ce médicament pourrait conduire à l'utilisation d'alternatives moins sûres. Suite aux propos du président, l'action de Kenvue a connu une baisse significative.
Lors de la même conférence de presse, la Food and Drug Administration a annoncé son intention d'examiner l'approbation de la leucovorine, un dérivé de l'acide folique, comme traitement potentiel des carences en folate liées à l'autisme. Bien que des études préliminaires aient montré certains résultats prometteurs, les chercheurs insistent sur la nécessité d'essais plus larges et rigoureux pour confirmer l'efficacité.
Les déclarations de l'administration ont suscité des inquiétudes parmi les professionnels de santé concernant la diffusion de désinformation et son impact potentiel sur les pratiques de santé publique.