Rapport de l’ONU : le stock d’uranium enrichi de l’Iran augmente malgré l’impasse sur les inspections
Un rapport confidentiel de l’ONU révèle l’augmentation du stock d’uranium proche du grade militaire en Iran et les difficultés persistantes à reprendre les inspections nucléaires.
Un rapport confidentiel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) indique qu’au 13 juin 2025, le stock d’uranium enrichi jusqu’à 60 % de l’Iran a atteint 440,9 kilogrammes, soit une augmentation de 32,3 kilogrammes depuis la précédente évaluation de l’agence en mai. Ce niveau d’enrichissement est une étape technique avant le matériau de qualité militaire, qui correspond à un uranium enrichi à 90 %.
Le rapport de l’AIEA souligne également que l’Iran et l’agence n’ont pas encore trouvé d’accord pour reprendre les inspections des sites affectés par les frappes aériennes israéliennes et américaines du 13 juin. L’ampleur des perturbations causées au programme nucléaire iranien par ces frappes reste incertaine.
Le 2 juillet, le président iranien Masoud Pezeshkian a promulgué une loi suspendant la coopération avec l’AIEA, exigeant que toute future inspection soit approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale de Téhéran.
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a souligné l’urgence de reprendre les inspections, affirmant que les modalités techniques doivent être conclues sans délai.
Au 13 juin, le stock total d’uranium enrichi de l’Iran s’élevait à 9 874,9 kilogrammes, soit une augmentation de 627,3 kilogrammes depuis mai. L’AIEA n’a pas pu vérifier le stock proche du grade militaire de l’Iran depuis plus de deux mois et demi, ce qu’elle a qualifié de source de grave préoccupation.
Les négociations entre l’Iran et l’AIEA se poursuivent, avec des discussions tenues à Téhéran le 11 août et des plans pour continuer à Vienne dans les jours à venir.
En réponse aux actions de l’Iran, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont lancé le processus de réimposition des sanctions, une mesure qui pourrait entrer en vigueur dans un mois à moins qu’un accord diplomatique ne soit trouvé.
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